Mokodu Fall : « Mon histoire avec l’art date depuis mon enfance »

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Artiste plasticien sénégalais résidant en Italie, Mokodu a travaillé dans quelques journaux satiriques au Sénégal avant de poser chez bagages en Italie. Dans cet entretien, l’artiste nous dit tout.

Mokodou, vous êtes un artiste plasticien Sénégalais vivant en Italie, quelle est votre histoire avec l’art ?

Mon histoire avec l’art date depuis mon enfance, un don à travers le dessin, reproduire tout ce qui est visible. Durant le début des années 90 j’ai eu à fréquenter les dessinateurs du journal Cafard libéré ( journal critique politique ) où j’ai beaucoup appris techniquement, puis j’ai travaillé aussi pour quelques journaux de la place comme Afrique Economique, le Débat….Pour approfondir mon art j’ai pris l’Italie comme cible vers les années 1996, c’est durant les années 2000 que j’ai commencé avec la peinture à huile qui est devenu mon terrain de communication.

En tant qu’artiste africain vivant en Europe, quelle est la part du marché de l’art africain contemporain selon vous en Europe, en particulier en Italie où vous vivez ?

L’Italie est pays conservateur dans le domaine de l’art, l’ouverture est très difficile pour nous les artistes Africains. Ce qui fait que le marché devient presque impossible.Cependant avec la migration au cours des dernières années, nous commençons à assister à une certaine ouverture vers l’art qui communique le grand holocauste de la mer Méditerranée, les différentes origines et les motivations des personnes qui arrivent en Europe.

Je pense que le marché Africain en Europe, pourrait être une place très importante dans le secteur socio-culturel, c’est l’unique moyen de communiquer avec les acteurs politiques et sociaux pour faire connaitre les différentes réalités.

 

Parlez nous de vos expositions et de votre cursus scolaire ?

Je suis autodidacte. Mon parcours artistique se développe à travers les galeries, critiques d’arts, artistes, voyages, lectures et surtout  à travers la pratique. J’ai commencé à exposer en 1999 individuelles et collectives mais mes expositions les plus importantes sont : la Biennale Internationale d’Art Contemporain à Rome en 2015 ; et African Art Fair à Paris 2015. J’ai collaboré comme dessinateur sur le magazine Xalima basé aux Etats Unis en 2015.

 

Les projets d’avenir ?

Tout d’abord, certainement grandir artistiquement toujours de plus en plus afin d’obtenir un meilleur niveau. Pour l’avenir…..nous le laissons entre les mains de Dieu.

by djibril Drame from www.peuplesenegalais.net

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