Artual sur Mokodu Fall

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……………………………………….Les peintures figuratives à l’huile de Mokodu Fall ne laissent aucun amoureux de l’art indifférent. En témoigne la barre des 10 000 vues franchie, aujourd’hui, sur cette seule publication.

Rencontre avec cet artiste qui suscite notre émerveillement et qui occupe pourtant une place à part sur la scène contemporaine africaine.

1. Pour commencer notre entretien, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Pape Macodou Fall plus connu comme artiste sous le nom de Mokodu Fall.
Je suis né le 17 avril 1975 à Mbacké, Sénégal.
Je suis artiste-autodidacte.

2. Quelle définition faites-vous de l’art? Et comment percez-vous l’art contemporain ?

Je pense que l’art est une activité humaine, le produit de cette activité ou l’idée que l’on se fait. Il s’adresse délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’éveil.
Ma perception de l’art contemporain est assez complexe. Une nouvelle ère de l’art, pour notre époque. Une belle page de l’art qui s’écrit au niveau mondial et l’Afrique doit avoir apporté sa pierre à l’édifice.

3. Quand avez-vous su que vous consacriez votre vie à l’art ?

L’art m’a toujours suivi ; un don du ciel peut-être… Mais c’est vers les années 2000 que j’ai pris mon bâton de pèlerin pour aller scruter tous les horizons et essayer de laisser ma marque dans le milieu artistique.

4. En tant qu’artiste, comment vous définirez-vous ? Comment êtes vous parvenu à la finalisation de votre empreinte ?

Je suis un grand fan de la négritude avec de grandes figures comme Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien. De ce fait je revendique une certaine identité africaine et par conséquent mon art s’inspire en général de mes racines.
C’est pourquoi mon travail porte sur la peinture figurative avec la réalisation des portraits de grands noms comme Barack Obama, Cheikh Anta Diop, Leopold Sedar Senghor, Nelson Mandela et un musicien comme Ray Charles, Bob Marley, Youssou Ndour, Fela Anikulapo Kuti.
J’ai aussi monté une autre collection toujours figurative créé en 2006 en occurrence « Jardin de l’amour » où le rouge est particulièrement au rendez vous. Un rouge qui représente le sang où chaque être humain peut s’y identifier, une longue histoire vécue avec beaucoup d’imagination et de rêve.
La majeure partie de mes tableaux sont à l’huile sur toile et grand format.

5. Quelles émotions vous stimulent ? Quelle est l’œuvre phare de votre création ?

La beauté Africaine, le Sahara, les animaux, l’Afrique, en général le continent africain.

6. Quel est le regard porté sur votre travail par le public, par le milieu artistique ?

Exposé de Paris à Dakar en passant par Rome, j’ai pu noter combien le public apprécie mon travail.
Par contre, le milieu artistique n’est pas facile à intégrer.
Mais comme je suis débutant, je ne cesse d’apprendre car l’effort persévérant conditionne la victoire.

7. Des projets en cours ? Actuellement, où peut-on découvrir votre travail ?

Pleins de projets. Entre autres, je participe à une collaboration avec Claudio di carlo autour du thème : « l’art contemporain rencontre Portus : voyage et immigration. » autour du projet ARTEPORTO. Il y a aussi le projet Eva Emeghebo pour lequel un styliste et un videomaker sont invités à travailler avec moi. Et enfin, j’expose la collection « Jardin de l’Amour » dans le cadre des dix (10) ans de cette colllection.

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